La culpabilité, une des raisons pour lesquelles j’ai trompé toutes mes précédentes partenaires.

Une des raisons pour lesquelles j'ai trompé toutes mes partenaires précédentes peut-être une réponse simple. Parce que je suis un connard. Mais le fait de me répéter chaque jour que je suis un connard ne m’a pas aidé à avancer. Cela m'a juste aidé à me sentir encore plus coupable et à tourner en boucle dans ma culpabilité.
Il n'y a pas de réponse linéaire du genre "j’avais juste envie de tirer un coup". Même s'il y a une part de vérité dans cette réponse, ce que je vais expliquer sera multidimensionnel plutôt que linéaire.
Dans cet article, j’expliquerai comment les expériences prénatales ont influencé la dynamique de mes relations amoureuses.
Une partie de moi à envie de dire « T’utilises tes traumas de quand tu étais petit pour te justifier d’avoir fait de la merde ! » Comme je vous ai dit, on a tous été un connard avant de se prendre en main.
Je suis né prématurément 4 semaines avant le terme par césarienne car le cordon ombilicale était autour de mon cou ce qui engendrait des arrêts spontanés de mon cœur. Pour ceux qui seraient curieux de ce qu’est une césarienne, c’est une intervention chirurgicale visant à extraire l’enfant de l'utérus maternel par incision de la paroi abdominale et utérine. En gros, messieurs les médecins coupent le ventre de la maman, et font sortir le bébé.
J’ai découvert au début de l’année 2020 que nos expériences prénatales influences les comportements de notre vie d’adulte. Quand je parle d’expériences prénatales je parle de tout ce qui se passe avant la naissance jusqu’à l’accouchement inclus. Ce que notre mère vit lorsqu'on est dans son ventre, ses expériences, ses bruits émotionnels, nous avons tout bouffé. Et tout ceci créer le modèle par lequel nous allons projeter ce que l’on voit de notre réalité.
J’ai découvert que je me suis toujours senti inconsciemment coupable et responsable pour le « mal » que j’ai causé à ma mère lors de l’accouchement par césarienne. Et pour compenser cela plus tard, je me rendais irremplaçable pour ma mère.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui mais dans mon enfance, jusqu’à l’âge de 19 ans et avant que je parte de la maison familiale, j’ai toujours connu ma mère préoccupée. J’ai longtemps observé ma mère opérer selon des états d'esprits semblable à la tristesse et à l’impuissance quand à son pouvoir de changer certaines situations de sa vie. Des récits autodestructeurs qu’elle se racontait à propos de la relation qu'elle avait avec elle-même, avec son mari, son travail, son corps… J’ai passé beaucoup de moments étant enfant à essayer la réconforter et changer ce qu’elle voyait. Essayer de transformer ces nuages en arcs-en-ciel. Essayer de lui faire voir la beauté plutôt que sa tristesse.
Toutes les actions que je prenais étaient dirigées par une inhérente culpabilité d’avoir blessé « le féminin » à l’origine de ma venue au monde.
Cette inhérente culpabilité qui faisait partie de mon quotidien à non seulement dirigé certains de mes comportements en tant qu’enfant mais aussi orienté certaines de mes actions en ce qui concerne ma relation avec l’argent, l’orientation de ma carrière professionnelle, comment est-ce que j’ai interagi avec mes clients, amis, famille et surtout (le sujet de cet article), mes comportements dans mes relations amoureuses.
Je me considérais comme un marathonien comme ils disent. Que des longues relations, plus 5 ans. Je me considérais aussi comme un connard. Car je me jugeais pour avoir couché avec d’autres femmes durant mes relation avec mes précédentes partenaires.
Ce que j’ai expérimenté en faisant cela est encore une fois immense culpabilité.
Vous allez me dire : « Mais t’es con ou quoi ? Tu as trompé ta partenaire, tu t’attendais à quoi ? Te sentir dans la meilleure forme du monde ? C’est normal de te sentir coupable ! » Figurez-vous que je connais énormément de monde, femme comme homme qui trompe consciemment leur partenaire sans le communiquer et qui ne ressentent que très peu de culpabilité tout simplement car ils n’ont pas eu certains évènements leurs menant à expérimenter cette culpabilité inhérente au quotidien.
C’est lorsque je me suis rendu compte de cela que je me suis dit qu’il y avait de l’exploration à faire concernant mes comportements, car pour moi cela devenait invivable. Ce que je disais à mon coach (j’ai investis plus de 30'000.- euros en coaching pour comprendre pourquoi je continuais a tromper mes partenaires) était que j'avais l’impression de ne pas pouvoir arrêter ce comportement. Je savais consciemment que cela était au détriment de ma santé et de ma relation avec ma partenaire du moment mais la sensation de culpabilité, certes qui n’était pas de ma préférence, était la sensation que je connaissais depuis tout jeune.
J’ai compris au fur et à mesure du travail que j’ai fait avec mes mentors que de tromper mes partenaires me permettait de vivre et revivre la culpabilité inhérente avec laquelle je suis né. Consciemment je savais que ce n’était pas quelque chose que je voulais continuer. Inconsciemment, me sentir coupable de « blesser » le féminin était un programme, un trauma, une expérience prénatale (le mot que l’on utilise, ici importe peu), que je devais vivre et revivre afin que je puisse questionner mes comportements et grandir mes perspectives à propos de ma compréhension de moi-même.
Je me suis posé les questions : Qu’est-ce que la culpabilité ? Et est-ce encore nécessaire pour moi de reproduire ce « programme » dans mes comportements ? Connecter ces évènements à mes comportements m’ont permis de complètement dissoudre cette culpabilité artificielle et de trouver d’autres lignes d’actions me permettant d’agir autrement dans ma relation amoureuse et dans ma vie d’aujourd’hui.
Pourquoi ai-je utilisé les mots culpabilité « artificielle » ?
Car la vrai culpabilité est juste un feedback qui nous permet de trouver une autre ligne d’action : J’ai mis la main sur le feu pour l’éteindre et je me suis brulé. Le faite de m’être brulé et d’avoir eu mal est un feedback qui me permet de trouver une autre ligne d’action, la prochaine fois que je voudrai éteindre le feu.
La vrai culpabilité n’est pas faite pour être revécu encore et encore.
Si c’est le cas, comme pour moi auparavant, cela veut dire qu’il y a du potentiel pour une exploration.