Pierre

MON HISTOIRE

Le début de l’aventure 

Je m’appelle Pierre Fok seang. Je suis né d’un père Chinois lui-même né à Madagascar et d’une mère Créole née sur l’île de la Réunion, là où je suis aussi né et où j’ai passé 19 ans de ma vie.

Ma venue au monde a été déclenchée le 8 avril 1993. Depuis le 5e mois de grossesse jusqu’à ma naissance, le cordon ombilical était autour de mon cou et mon cœur faisait des arrêts spontanés, c’est pourquoi je suis sorti du ventre de ma mère, 4 semaines avant la date prévue de l’accouchement par césarienne.

Durant la plupart de mon enfance et mon adolescence, je ressentais ce que j’appelle une culpabilité artificielle d’avoir « blessé » ma mère. La césarienne était inconsciemment pour moi, un symbole de blessure que je lui avais infligée pour que je naisse. Ma mère était présente physiquement, mais absente émotionnellement. Parfois, de bonne humeur et connectée et la plupart du temps préoccupée, elle avait énormément de difficulté à gérer ses propres traumas et émotions. Elle me partageait la plupart de ses ressentis. Je n’osais pas partager mon besoin d’être vu et entendu, mais je développais quand même une rancœur contre elle qui disait : « Tu es supposé prendre soin de moi, pas le contraire ». Cette culpabilité artificielle, imprégnée en moi, n’a pas seulement impacté ma relation que j’avais avec ma mère, mais aussi mon choix concernant ma carrière, ma relation avec l’argent, mes relations amoureuses, les relations que j’avais avec mes amis et mon estime de moi.
Mes parents se disputaient souvent et arrêtaient parfois de se parler pendant 1 mois entier. J’appelais cela le traitement du silence. Je savais que la question n’était pas « est-ce qu’ils vont se séparer ? » mais « quand vont-ils se séparer ? ».
De là, j’ai eu la perception de devenir adulte à 6 ans lorsque j’ai demandé à mes parents de prendre leurs responsabilités et de se séparer, car je n’en pouvais plus de cette situation. 7 ans après, cela s’est fait.

 

La relation avec mon corps


Jeune, mon corps avait découvert un moyen d’arrêter les disputes de mes parents, parfois de les unifier et aussi de les séparer. Je faisais des crises d’asthme et devenait bleu dû au manque d’oxygène généré par la bronchoconstriction de mes bronches pulmonaires. Je développais aussi un violent eczéma qui se déclarait sur tout mon corps où je me grattais parfois jusqu’au sang. Quand cela arrivait, ma mère me passait de la crème sur tout le corps et elle arrêtait de se préoccuper de ses propres soucis. Elle était enfin émotionnellement disponible, me donnant la connexion dont j’avais besoin.
Lorsque je faisais une crise d’asthme, mon père, ma mère ou même parfois ensemble, m’emmenaient faire une balade en voiture pour que je me calme. Ils étaient donc soit séparés, soit unifiés, mais le principal, c’est qu’ils ne se disputaient pas, mais prenaient soin de moi.
J’étais inconsciemment convaincu que le sport de haut niveau me permettrait de quitter l’environnement familial. Par la performance, je me créais une porte de sortie qui se referma à 14 ans, quand j’eus un accident de voiture avec mon Coach, Pascal. Un signe de l’univers me redirigeant dans une autre direction et un élément clé dans le choix de ma future carrière professionnelle. J'ai arrêté le squash, perdu confiance en moi et aussi en toute figure masculine dans ma vie.
Un an après mon accident de voiture, j’entrais pour la première fois dans une salle de musculation. Je venais avec ma mère, car elle s’entraînait dans cette salle. J’avais la firme intention de me réparer après mon accident de voiture et surtout de reconstruire la confiance en moi que j’avais la perception d’avoir perdu. J’ai commencé à m’entraîner 2 à 3 fois par semaine en plus d’avoir des séances de rééducation chez le physiothérapeute (kinésithérapeute). En pratiquant cette discipline, je me suis rendu compte que soulever des poids devenait de plus en plus enrichissant et était devenu un l’outil principal dans la culture de mon épanouissement personnel.
Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c’était que j’allais ressentir les conséquences physiques de mon accident de voiture, 10 ans après cet événement en plein dans la période où j’étudiais la physiothérapie en Belgique.

 

L’évolution de mes relations et de ma santé


J’ai eu 2 relations de 5 ans chacune. Cela a toujours été plus facile pour moi de me concentrer sur les choses que je percevais comme avoir mal faites, que sur les leçons et opportunités que ces relations m’ont apportées.
Jusqu’à l’âge de 25 ans et avant de commencer à être conscient de mes comportements, mes relations ressemblaient inconsciemment en tout et pour tout à la définition de l’amour qui m’a été démontré par mes parents et les figures d’autorités que j’ai rencontré dans ma vie.
J’avais certaines croyances à propos de ce que l’amour est. De comment faut-il communiquer avec son partenaire. De ce qu’il faut partager ou non. De comment faut-il donner et recevoir. De ce qu’il faut dire ou ne pas dire. Pour finir, de tout ce qui était bien et mal à faire et de ne pas faire.
Toutes ces croyances m’ont amené à rester plus longtemps et forcer des relations où nous devions nous séparer naturellement. À tromper mes partenaires, car je ne savais pas comment communiquer. À juger mes impulsions comme mauvaises et culpabiliser à l’idée de « faire du mal » à mes ex-partenaires en quittant la relation.
J’avais un certain dégoût et honte de moi-même. J’ai eu des troubles de l’érection, des troubles de l’image de mon corps et il y avait des moments où j’étais incapable de me regarder dans le miroir.
Mon corps était dans un état de stress et d’inflammation chronique. Certains médecins me disaient qu’il fallait que je vivre avec mes douleurs et qu’ils ne pouvaient rien faire. Il était devenu difficile pour moi de faire mon sport, activité qui était la chose la plus importante à ce moment-là de ma vie.
C’était en étant au pied du mur, que j’ai su que j’avais besoin d’une perspective extérieure à ma situation, car il était devenu impossible pour moi de continuer à vivre, penser et agir sur ma vie de cette manière. La douleur physique et mentale que je ressentais liée aux dynamiques relationnelles que je créais m’avait amené à examiner les raisons pour lesquelles je faisais tout cela et ont été le catalyseur du changement pour moi.
Peu après cette période, j’investissais dans mon premier programme de coaching avec ma mentor Sofia que j’avais rencontré en Belgique lors de mes études. Ce que je n’imaginais pas, ce n'est qu’une année plus tard et après 60’000. - investi dans mon développement, j’allais quitter le système médical et que mon activité principale allait devenir ce que mon mentor Sofia était en train de m’enseigner : comment, de manière pratique transformer mes douleurs physiques, mentales et relationnelles en opportunité d’apprendre sur moi-même et d’inspirer les autres à faire de même.

 

Aujourd’hui


J’ai compris aujourd’hui que mes expériences natales et prénatales m’ont offert l’opportunité de comprendre la plupart de mes comportements que je ne comprenais pas à l’époque. La combinaison des événements qui n’étaient pas de ma préférence ont constitué pour moi, mon modèle de comment est-ce que la réalité fonctionne. J’ai réalisé avec ce travail que j’avais le pouvoir aujourd’hui de questionner ce que j’avais appris, et que je pouvais façonner ce que je perçois de ma réalité.

Concernant mon corps, je n’ai plus d’asthme. Je sais gérer le taux d’inflammation que j’ai dans mon corps. Je n’ai plus de problèmes lié à l’hyperlaxité. Je n’ai plus de troubles de l’érection. Je suis passé de 10 consultations par an chez l’ostéopathe à zéro depuis 4 ans. Je n’utilise plus le système médical pour qu’il prenne la responsabilité de ma santé. Je me suis réparé de mon accident de voiture. Je suis passé de lombalgique chronique pendant 6 ans à avoir peur de bouger, à cultiver ma liberté de mouvement.

Ma relation avec ma partenaire ne cesse de fleurir et ma communication n’a jamais été aussi claire. Je suis capable de lui partager sans peur mes envies et mes besoins sans me protéger des éventuelles conséquences de ce que cela pourrait déclencher. Je n’ai plus l’utilité de « garder un jardin secret », car je n’ai aucun secret pour moi. Je prends la responsabilité de découvrir mes moindres envies, mes moindres désirs en laissant le choix et la porte ouverte à ma partenaire pour qu’elles me soutiennent dans mon épanouissement et vice-versa.

Je ne me sens plus obligé de m’exprimer de manière exubérante pour avoir de l’attention, car je prête attention à mon expression, mes désirs, mes sensations, mes impulsions avant de l’exprimer aux autres personnes autour de moi.

J’ai créé durant ma première année en tant qu’indépendant le même apport financier que j’avais en étant salarié, en travaillant 2 fois moins. Je suis passé de travailler avec 85 patients par semaine à 40 clients sur l’année. J’ai du temps pour promener mon chien, jouer au squash, pousser de la fonte, boire des bières, et passer des moments de qualité avec ma partenaire. Cette année, j’ai essayé le ski-nautique, le wakeboard, le tir, la glisse en voiture sur circuit et j’ai, j’aimerais dans les prochaines années explorer le sport automobile et jiu-jitsu brésilien.

J’ai souvent perçu mon corps et mes relations comme des obstacles entre moi et mon épanouissement, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. J’ai réalisé à travers mon parcours que l’épanouissement n’était pas dans la destination, mais dans le processus. C’est pour cela que j’enseigne aujourd’hui une manière d’être, de réfléchir et des outils vous permettant de voir en chaque difficulté relationnelles et de santé, une opportunité qui consolide votre processus d’épanouissement.

 

Je veux aller plus loin